Décryptage de la Réserve Primaire et comparaison avec la Réserve Secondaire
Décryptage de la Réserve Primaire et comparaison avec la Réserve Secondaire
Du point de vue du réseau, elles servent à la même chose : ramener la fréquence à 50 Hz. Elles ne le font ni au même rythme ni pour la même rémunération.
La Réserve Primaire est le mécanisme de flexibilité qui demande la plus grande réactivité. La batterie suit la fréquence du réseau et corrige les écarts à 50 Hz d’elle-même en 30 secondes. La Réserve Secondaire obéit à une consigne de RTE et dispose de 5 minutes pour en faire autant.
Les prix auxquels RTE rémunère le kW rendu disponible pour la Réserve Primaire sont assez proches de la composante à la baisse de la Réserve Secondaire. Sur les douze derniers mois, un kW tenu à disposition de RTE a rapporté, à la Primaire puis à la Secondaire en baisse :
- Au plus haut : 2,7 centimes par heure de 12h à 16h, contre 3,2 à 11h.
- Au plus bas : 0,9 centime de 00h à 04h, contre 0,6 à 7h.
- En moyenne sur la journée : 1,6 centime, contre 1,4.
Il faut préciser que le sens baisse n’englobe pas toute la valeur de la Réserve Secondaire : la puissance tenue à disposition de RTE à la hausse atteint 6,7 centimes jusqu’à 20h. Ces montants sont des potentiels de rémunération. Derrière le compteur, ils s’arbitrent également contre les besoins du site.
Reste une condition d’accès identique pour les deux : l’offre minimale est de 1 MW. Il faut donc regrouper une vingtaine de sites de 50 kW, ou des centaines de batteries résidentielles.
Ce verrou est la raison d’être de Nexen GridTech : agréger et piloter les installations avec batteries de moins d’1 MW pour leur ouvrir l’accès à ces mécanismes.
Vous développez, distribuez ou installez des batteries résidentielles ou tertiaires ? Écrivez-nous pour étudier ce que la Réserve Primaire peut apporter à vos projets.