Décryptage de la Réserve Secondaire pour les sites avec batterie
Décryptage de la Réserve Secondaire pour les sites avec batterie
Après le Mécanisme de Capacité, place à la Réserve Secondaire.
C’est le mécanisme le mieux rémunéré au MW, et le plus exigeant. Il ne porte pas à lui seul la rentabilité d’un projet, mais il se cumule avec les autres briques de valorisation.
En Réserve Secondaire, RTE envoie un niveau d’activation toutes les 4 secondes, que la batterie doit suivre en continu.
En 2026, la capacité se paie 30,2 € le MW par heure dans le sens hausse, contre 12,1 € dans le sens baisse. En deux ans, la hausse n’a pas bougé et la baisse a perdu 63 %.
Ce que RTE achète, ce n’est pas la puissance de la batterie, mais la puissance qu’elle peut garantir pendant toute l’heure vendue, sens par sens.
Vendre de la hausse, c’est s’engager à injecter : il faut du stock. Vendre de la baisse, c’est s’engager à absorber : il faut de la place.
Prenons un cas type : une BESS de 100 kWh et 50 kW, engagée 4 heures par jour.
- À 90 % de charge : 50 kW à la hausse mais 10 kW seulement à la baisse, soit environ 2 380 € sur l’année.
- À 30 % de charge : l’inverse, 30 kW à la hausse et 50 kW à la baisse, soit 2 210 €.
- À 50 % de charge : 50 kW dans les deux sens, soit 3 090 €.
Une batterie à moitié pleine vaut donc plus qu’une batterie pleine. C’est l’état du stock au moment de l’engagement qui fait la valeur, davantage que la puissance installée.
Reste une condition d’accès : l’offre minimale est de 1 MW. Il faut donc rassembler et synchroniser une vingtaine de sites de 50 kW ou quelques centaines de batteries résidentielles plus petites.
Ce verrou est la raison d’être de Nexen GridTech : agréger et piloter les installations avec batteries de moins d’1 MW pour leur ouvrir l’accès à ces mécanismes.
Vous développez, distribuez ou installez des batteries résidentielles ou tertiaires ? Écrivez-nous pour étudier ce que la Réserve Secondaire peut apporter à vos projets.